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Création décembre 2018

 

 L'homme invisible

H.G Wells

adaptation : Eric de Dadelsen

 

 

spectacle de théâtre et d'objets

tout public dès 8 ans

 

Mise en image et théâtre d'objets : Serge Boulier

Mise en scène et direction d'acteurs : Eric de Dadelsen

 avec

Frédéric Pichon

Sandrine Bestel

Robin Lombardet

 éclairages : Stéphane Chesnais

costumes : Jennifer Willis

 Construction décors et objets :

I Comme Ici

 

 

 

L'homme invisible est connu du grand public, notamment à travers d'anciennes adaptations télévisuelles, plus que par le roman, par l'unique aspect fantasmagorique de l'invisibilité du héros.

 

Le roman de Wells va beaucoup plus loin. La trajectoire de son héros, le savant Griffin, de la dissimutation jusqu'à la tyrannie, rend ce dernier immoral et négatif. La question posée autour du rapport puissance et pouvoir est, comme souvent chez les auteurs britanniques, une reflexion sur la démocratie. Aujourd'hui, dans ce temps d'évolution technologique permanente et accélérée que nous connaissons, elle remet au goût du jour le fameux adage "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme".

 

Aujourd'hui, l'oeuvre peut poser la question de la gouvernance de nos sociétés occidentales par des pouvoirs invisibles. L'adaptation du roman à la scène cherche à rendre compte de cette métaphore que contient en substance l'oeuvre de Wells à savoir ce fameux superpouvoir invisible qui se dilue dans la mondialisation et la macro-économie, loin au-dessus de notre monde réel. Pour autant, cette histoire est une fable fantaisiste. Tout cela, comme notre monde, ressemble à un jeu d'enfant. On y joue au chat et à la souris. C'est à la fois drôle et cruel.

 

De fait, le spectacle se situe à la croisée des chemins entre des aventures fantastiques de bandes dessinées façon mainstream comics Marvell, des scènes cocasses où disparitions et apparitions pourraient figurer dans une pièce de Feydeau, un décalage humoristique provoqué par le détournement des objets et, en filigrane, un questionnement à la fois plus profond et subversif sur les pouvoirs occultes qui nous dirigent, ceux de la religion autrefois très prégnants ou ceux de la haute finance, tout puissants aujourd'hui.

 

 

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